QRPX



TRANSCEIVER QRP 3 BANDES PILOTE PAR DDS


1.L'IDEE :

Nombre de transceivers QRP ont été maintenant décrits depuis pas mal d'année et F6BQU est un des auteurs les plus prolifiques dans ce domaine.
Les montages présentés reprennent pour la plupart la même architecture à base de NE602 ou similaire que l'on retrouve dans les Norcal, K1 et similaires.
Récemment, la société Elecraft a mis sur le marché un transceiver QRP 2 bandes (plus le 30m en option) très compact, destiné essentiellement au portable et qui a la particularité d'être piloté par un DDS (Digital Direct Synthetiser).
Il faut reconnaître que c'est chose rare dans un transceiver de cette classe mais finalement évite bien des contorsions pour obtenir un oscillateur local ultra stable, de grande résolution et de fréquence pouvant être facilement visualisée.
Ayant pas mal expérimenté les DDS, il n'a fallut que quelques semaines pour obtenir un résultat que l'on peut qualifier de satisfaisant.
Bien évidemment, l'architecture matérielle de la partie réception ne peut rivaliser avec des design beaucoup plus complexes et ambitieux, mais pour l'objectif visé, ce petit transceiver permet de se faire la main avec le trafic en QRP avec un confort certain.

2.L'ARCHITECTURE MATERIELLE :

Comme mentionné précédemment, elle est des plus classiques et directement inspirée de l'existant et plus particulièrement du KX1.
Trois bandes de fréquence sont couvertes : 7, 10 et 14MHz.
Réception : CW et SSB
Emission : CW QRP (2W)

2.1. CIRCUITS D'ENTREE :

Le circuit d'entrée est unique et utilise simplement deux selfs toriques pour couvrir les 3
bandes. Un jeu de condensateurs commutés par relais et diode PIN permet l'accord sur chacune des bandes.
Un filtre passe-bas à deux cellules est commun à l'émission et à la réception. Un second relais permet le filtrage de la bande 7 MHz par l'adjonction de deux condensateurs.
Un potentiomètre de gain HF est prévu.

2.2. MELANGEUR :

On utilise un des grands classiques du QRP : le NE602 (SA602/612) qui offre une résistance correcte mais sans plus à la transmodulation.
On évitera donc de connecter de longues filaires ou des grosses beams à l'entrée sous peine de recevoir beaucoup plus de stations qu'espéré…!
Une antenne verticale moyenne ou "bout de fil" convient mieux (rappelons que l'aspect portable est privilégié).

2.3. LE FILTRE A QUARTZ :

On le retrouve dans la majorité des montages de ce type. Il utilise des quartz 4.915 MHz bon marché dans une structure de Cohn (condensateurs de valeur identique).
On en profite pour faire varier sa bande passante en remplaçant ces condensateurs par des diodes varicap BB112 dont la tension inverse est commandée par un potentiomètre en face avant.
Ces diodes seront peut-être difficile à trouver (je les avais en fond de tiroir), il existe plusieurs distributeurs sur le web.
Il est toujours possible de les remplacer par des capa fixes, au détriment bien entendu de la variation de bande passante.
Quatre quartz sont mis en œuvre pour le filtre. L'adaptation est réalisée en entrée par un transistor monté en émetteur suiveur, en sortie par un circuit en L vers le détecteur de produit.
Cette adaptation est un compromis, sachant que l'impédance du filtre varie en fonction de sa bande passante, mais bon….!

2.4. DETECTEUR DE PRODUIT :

Un second NE602 est utilisé pour cette fonction. On profite de sa partie oscillateur pour générer le signal BFO à partir d'un quartz identique au quatre précédents. Une self en série descend la fréquence suffisamment pour obtenir un battement correct.
La sortie symétrique est directement routée vers le circuit de "mute".

2.5. LE MUTE (SILENCIEUX) :

Deux transistors à effet de champ (BF245) monté en commutateur audio permettent de s'affranchir des bruits indésirables lors des différentes commutation et de la transmission.

2.6. AMPLI AUDIOFREQUENCE :

Un ampli de puissance modeste est utilisé (LM386). L'écoute au casque est privilégiée, bien qu'un haut-parleur modeste de bon rendement est tout à fait utilisable.
Le réglage du volume audio est des plus simples : un simple potentiomètre en sortie permet le contrôle du volume sonore.
La sortie audio est également routée vers le circuit de CAG.

2.7. CAG :

Le CAG utilise la particularité du NE602 dont le gain de conversion varie en fonction de la tension présente sur son entrée 2.
Aussi, un simple détecteur suivi d'un transistor permet une variation de 0.6 à 1.3V sur cette entrée en fonction du niveau audio présent.
Il ne faudra pas s'attendre à monts et merveilles de ce CAG mais il permet cependant de réguler le volume audio dans une certaine plage.

2.8. EMISSION :

Trois transistors assurent l'amplification du signal. La puissance de sortie du PA 2SC2166 varie entre 2 et 3w selon la bande et la tension d'alimentation.
La variation manuelle de la puissance n'a pas été prévue.

2.9. ALIMENTATION :

La consommation est de l'ordre de 90 mA en réception (pouvant être réduite à 70 mA si l'afficheur n'est pas rétroéclairé) et de 600 mA en émission.
Un bloc secteur ou une petite alimentation 12/14V est suffisante.
Est également prévue la possibilité d'alimenter le transceiver par un pack de huit piles ou accumulateurs de 1.5V.

2.10. COMMANDE DE LA FREQUENCE :

Elle est assurée par un encodeur mécanique. La résolution est de 10Hz, 100Hz ou de 1kHz par pas.

2.11. AFFICHAGE :

Un afficheur LCD de 2x16 caractères est utilisé pour l'affichage :

- de la fréquence
- du pas
- du RIT
- du S-mètre
- de la puissance relative directe en émission.

2.12. COMMUTATION :

2.12.1. CHANGEMENT DE BANDE :

Le changement de bande implique la mise en service de composants adaptés à la bande en service. Il s'agit de condensateur fixes et ajustables venant en parallèle sur ceux de la bande 14 MHz.
Le filtre passe-bas de sortie est commun pour les bandes 10 et 14 MHz. Pour le 7 MHz, sa fréquence de coupure est abaissé par C30 et C31 qui sont commutés par RL1.
Pour le circuit d'entrée, RL2 assure la commutation 14 à 7 MHz, pour le 10MHz, les diodes PIN D10 et D13 ramènent VC4, VC5 et C46.
Les deux relais et les diodes PIN sont commandés par les sorties de U6 commandé lui-même par le PIC.
Les relais sont du type bistable à deux bobines, ceci complique un peu leur commande mais permet d'avoir une consommation nulle une fois positionnés.

2.12.2.COMMUTATION EMISSION/RECEPTION :

Ici aucun relais n'est utilisé. Eu égard à la faible puissance d'émission, le circuit d'entrée est simplement mis à la masse en émission via Q9 commandé par le +6V émission issu directement de U6.
Le passage en émission s'effectue par la mise à la masse de la broche 4 du PIC. Le logiciel autorise le full break-in en permanence.

2.13. KEYER :

Un keyer iambic des plus simple est intégré dans le transceiver. Il fait appel à un PIC 16F84 et quelques composants externes. Le réglage de la vitesse de transmission est réalisée par un potentiomètre situé sur la face arrière.
Le moniteur CW est assuré par le PIC principal.
Un jack situé sur la face arrière permet le raccordement d’une pioche ou d’un keyer externe.
Le logiciel est très simple et les performances moyennes.

3.OSCILLATEUR LOCAL

C'est la principale implémentation vis à vis des transceivers QRP classiques.
L'oscillateur local met en œuvre un DDS Analog Device AD9834 pour la génération de l'oscillation locale en réception et en émission.
Nombre de VFO utilise le très répandu AD9850 mais sa forte consommation l'a rendu inutilisable pour cette réalisation.
Non seulement l'AD9834 ne consomme que 5mA mais en plus il présente une pureté spectrale très attrayante vis à vis de ses congénères plus gourmands.

3.1. RAPPEL SUR LES DDS :

On pourra se reporter aux nombreux articles de l'auteur parus dans cette revues pour avoir une idée de ce qu'autorise ces composants.

Rappelons brièvement :

- très grande stabilité de fréquence (celle du quartz de l'horloge
- très haute résolution (< 0.1Hz)
- très grande agilité de fréquence
- mal adapté à une large couverture en fréquence
- présence de nombreuses raies parasites (SFDR)
- nécessité d'un filtrage énergique en sortie
- limitation de la fréquence de sortie = Fclock/2, en pratique Fclock/3
- Consommation proportionnelle à la fréquence d'horloge
- difficulté de mise en œuvre

On se méfiera donc de considérer les DDS comme étant la panacée universelle pour la réalisation d'un oscillateur local à hautes performances.
Dans l'application considérée, les résultats obtenus sont très bons, dus en grande partie à la pureté spectrale de l'AD9834 mais aussi à l'utilisation d'un mélangeur actif (NE602), masquant l'influence des raies parasites du spectre.
Il n'en serait sans doute (essai non réalisé) pas de même si on avait utilisé un mélangeur passif directement en entrée de la partie réception.

3.2. MISE EN ŒUVRE :

La mise en œuvre d'un DDS ne peut se faire sans une interface de commande dont la plus simple est un PC cahrgé avec le logiciel constructeur de la carte d'expérimentation.
Malheureusement, ce logiciel est peu adapté à notre application car il requiert de rentrer manuellement la fréquence de sortie à chaque fois qu'il est nécessaire de la faire varier.
Quelques réalisation à base de PC on été décrite et on peut les trouver sur le web.
Notre propos n'étant pas de se munir d'un PC (même portable) pour opérer ce transceiver, le choix s'est donc naturellement porté une fois de plus sur une interface à microcontrôleur.
Le microcontrôleur utilisé ici est un PIC Microchip 16F876 ou 876A, le très répandu 16F84 ne disposant pas d'assez de ports d'entrée/sortie ni de fonction spécifique telle que le MMSP (SPI mode), convertisseur analogique/digital et PWM.
L’horloge est de 12MHz (peu critique).

3.2.1. MODE DE COMMANDE :

Contrairement à certains DDS (AD9850/51/52/54) qui dispose d'une double interface série/parallèle, l'AD9834 ne dispose que d'une interface série. Ceci permet de réduire notablement le nombre de pattes du boîtier. Par contre, le microcontrôleur devra émettre impérativement les commandes en mode série et le 16F876 est particulièrement adapté à ce mode de transmission.
La commande série utilise 3 fils :

- SDO : Serial data out (données sortant du PIC)
- SCLOCK : Serial clock (horloge de synchronisation des données)
- CS : Chip select (selection du DDS dans le cas ou plusieurs périphériques se partage les données (ce sera le cas)).

3.2.1. COMMANDES DU DDS :

Pour l'AD9834 qui est un DDS relativement rustique, seuls les commandes de fréquences et de phase sont disponibles. Cette dernière ne sera d'ailleurs pas utilisée dans cette application.

3.2.2. GENERATION DE LA FREQUENCE :

La génération du signal de sortie du DDS à une fréquence donnée s'effectue par l'application de cette formule universelle pour tous les DDS d'Analog Device :

M= (Fout X 2^N) / F clock où

M = valeur du mot de chargement
N = résolution de l'accumulateur de phase (28 bits pour l'AD9834)
F clock = 50 MHz maximum

Pour chaque fréquence à générer, ce calcul devra être effectué. En fait, on précalculera des valeurs de base : 10Hz, 100Hz, 1kHz, 10 kHz, 100 kHz, 1MHz et 10 MHz qui permettront par addition successive de former le mot exact correspondant à la fréquence de sortie désirée.
Comme on peut le remarquer 28 n'est pas un multiple de 8 (octet) et ceci a considérablement compliqué le logiciel de génération de la fréquence.
Le générateur d'horloge utilisé ici est un TTL 40MHz (c'est ce que j'avais sous la main). Un 50MHz serait optimal; par contre, le logiciel sera à mettre à jour pour prendre en compte cette fréquence par le DDS (s'adresser à l'auteur).

3.2.2. CONFIGURATION :

Comme tout DDS, celui-ci doit être configuré avant toute génération de fréquence. Pour ce faire, des registres de contrôle, également utilisés pour la génération de la fréquence sont utilisés.
Je n'irai pas au delà de cette description sommaire, pour ceux qui veulent en savoir plus, ils peuvent lire avec profit les articles précédents relatifs aux DDS ainsi que les spécifications de l'AD9834.

3.2.3. LOGICIEL DU PIC :

J'en dirai simplement qu'il est très proche du logiciel implanté dans mes réalisations précédentes.

4.PLAN DE FREQUENCES :

4.1. RECEPTION :

Afin d'utiliser au mieux le DDS, les fréquences générées par l'oscillateur local seront les plus basses possibles. Elles s'établissent ainsi :

- 7 MHz : 7 000 + 4 914 = 11 914 kHz
- 10 MHz : 10 100 - 4 914 = 5 186 kHz
- 14 MHz : 14 000 - 4 914 = 9 086 kHz

Cet arrangement optimise les fréquences à générer par le DDS mais défini également automatiquement les bandes latérales en service, c'est à dire BLI pour le 7 MHz, BLS pour les deux autres bandes.
L'écoute sur les bandes latérales opposées n'a pas été prévue.

4.2. EMISSION :

En émission CW, on utilise directement la sortie du DDS. C'est un avantage considérable par rapport à un VFO classique pour lequel il aurait fallut recourir à un mélange (ajout ou soustraction de la valeur de la FI) pour obtenir la fréquence d'émission.
La valeur de celle-ci est égale à la fréquence affichée (fréquence d'écoute) à laquelle on introduit un décalage de 800 HZ.
On se rend compte alors de l'agilité de fréquence propre au DDS car il permet de passer de la fréquence réception (11 914 kHz par exemple) à la fréquence d'émission (7000 kHz par exemple) en quelques microsecondes…!
Un shitf approprié permet au correspondant de ne pas recevoir l’émission au battement nul.

4.3.RIT :

Un RIT a été prévu, procurant un confort supplémentaire au traffic. Sa mise en œuvre s'effectue à partir du clavier. La fréquence d'émission apparaît sur l'afficheur pendant la transmission, celle de réception au retour d'émission.

5. Circuits annexes :

Malgré le nombre important d'entrées/sorties disponibles sur le PIC 16F876, il en manquait quelques unes destinées à :

- la commande des relais de bande (4 fils)
- la génération du +6V émission
- la commutation des diodes PIN de la bande 30m
- le rétro-éclairage de l'afficheur LCD

L'ensemble de ces commandes est confié à un registre série parallèle offrant un courant de sortie compatible avec les circuits commandés. Le 74HC595 alimenté sous 6V a été retenu.
Sa commande est des plus simple et utilise le port série du PIC.
Il en est de même de l'afficheur LCD qui via un registre presque similaire (74HC164) permet la commande de l'afficheur en mode série.
Pour terminer, un clavier 16 touches (seules XXX sont utilisées pour l'instant) permet les changements de bande, de pas, le RIT, le rétro-éclairage du LCD et la gestion des 10 mémoires de fréquence.

6. REALISATION :

L'ensemble de la réalisation tient sur un circuit imprimé de 100X160 mm à l'exception de l'interface du LCD qui est directement supporté par ce dernier.
La quasi totalité des composants sont du type CMS 1206. Une loupe ou une paire de lunettes grossissante sera la bienvenue.
Deux connecteurs permettent les liaisons avec le LCD et le clavier.
Les trois potentiomètres (gain HF, BF et bande passante du filtre), l'encodeur, la sortie audio, la commutation E/R sont reliés à la face avant par des fils directement soudés sur le circuit imprimé.

6.1. CIRCUITS IMPRIMES (4) :

La réalisation du circuit imprimé double face ne présente pas de problème particulier. Les trois autres petits circuits imprimés simple face ne posent aucune difficulté.

Soin et minutie sont de rigueur comme à l’accoutumée.
Nombre de méthodes ont été décrites pour la fabrication des CI, je n’y reviendrai pas.
On vérifiera soigneusement l’état des pistes, particulièrement les plus fines côté DDS.
Un étamage sera le bienvenu pour faciliter la soudure et la tenue dans le temps.

6.1.1. CIRCUIT IMPRIME LCD :

Un petit circuit imprimé est nécessaire pour raccorder l’afficheur LCD à la carte principale par un connecteur 10 broches (HE10). Son rôle est double : supporter le circuit intégré d’interface série/parallèle et assurer la connexion des 16 broches du LCD.
Cette méthode permet de ne pas avoir à souder de fil souple sur l’afficheur et de réduire le nombre de connecteurs entre le LCD et la carte.
La seule précaution à prendre est la mise en place de la barrette femelle 16 broche sur le circuit imprimé car elle est placée côté cuivre.
La barette double mâle sera soudé dans les 16 trous du LCD. Ceci permet au LCD d’être amovible. On pourra cependant relié directement et définitivement l’afficheur au circuit imprimé en utilisant une simple barrette double mâle.














6.1.2. CIRCUIT IMPRIME CLAVIER :

Son unique rôle est de transformer les 10 broches linéaires du clavier vers un connecteur standard HE10.















6.1.3. CIRCUIT IMPRIME KEYER :

On peut s’en dispenser si l’on préfère la pioche ou si l’on dispose d’un manipulateur externe.
Il supporte un PIC 16F84 et les différentes connexion à la carte principale.













6.2. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS PASSIFS :

La première étape de câblage, préalable à toute autre consistera impérativement à mettre en place les 69 traversées reliant les faces supérieures et inférieures de la carte. A noter que certains composants assurent également cette fonction.
On commencera par mettre en place les connecteurs (barrettes) et les supports de CI si on souhaite en utiliser. Le PIC sera de préférence sur support pour faciliter une reprogrammation éventuelle. La carte de l’auteur montre un connecteur supplémentaire par rapport au schéma présenté ici ; ce connecteur permet la programmation in-situ du PIC qui est indispensable pour la mise au point.

On mettre ensuite en place les composants CMS à l’aide de l’outillage adaptée (fer fin et loupe ou lunette grossissante).
Les condensateur ajustables sont assez petits, ainsi que les deux diodes PIN.

Les différentes inductances torique seront bobinées en respectant la couleur et le nombre de tours. Rappelons ici que le nombre de spires est le nombre de fois que le fil traverse le tore. Il n’y a pas de demi ou de quart de tour pour un bobinage torique.

ATTENTION à L9 : l’auteur s’est trouvé en présence d’une forte baisse de la puissance après quelques minutes de transmission. Après avoir suspecté pas mal de composants, il s’avère que L9 était en cause.
Cette inductance était bobiné sur un tore du type FT37-43 (vendu comme tel).
Ce matériaux qui ne semble pas de provenance Amidon est très sensible à la température et sa perméabilité diminue énormément avec la chaleur, rendant quasi nulle la valeur de l’inductance L9, l’accroissement du courant collecteur du PA et une baisse considérable de la puissance.
Aussi, n’utiliser que des FT37-43 d’origine ou encore des FT50-43 équivalent de couleur rose (voir photo précédente)


Seront alors mis en place les deux seuls composants actifs : les deux régulateurs +5 et +6V qui permettront de procéder aux premiers essais.
Aucun autre composant actif ne sera mis en place sur la carte avant d'avoir vérifié le fonctionnement correct des alimentations.
La carte sera alors alimentée sous 8 à 14V et on vérifiera d'emblée la présence du +5 et du +6V en sortie des deux régulateurs 78L05 et 78L06. Ceci est un préalable à l'étape suivante.

Attention : si on utilise un bloc secteur (12V/600mA), on s’assurera de la polarité correcte ainsi que de la tension réellement délivrée. En effet, certains blocs marqués 12V fournissent plus de 16V à vide. Les modèles proposant plusieurs tensions de sortie permettent un ajustement correcte (U max = 14V)

6.3. MISE EN PLACE DE L'AD9834 :

Ce peut-être une difficulté mais elle est facile à contourner. La procédure que j'utilise a déjà été décrite sur ce site et a fait ses preuves malgré son originalité (?)

- présenter le DDS sur le circuit en faisant correspondre très précisément les pattes avec l'empreinte.
- ATTENTION AU SENS : le point du boîtier doit se trouver à côté de la résistance de 6.8k (voir photo)





- fixer le DDS par deux de ses pattes opposées en déposant deux gouttes de soudure.
- contrôler à nouveau le positionnement : attention, le circuit est très fin et chaque patte doit être bien en face de chaque empreinte du circuit imprimé. Rectifier si nécessaire
- noyer les 10 pattes d'un même côté dans un gros paquet de soudure pour ne plus les différencier



- refroidir le composant (attendre simplement).
- noyer les 10 pattes restantes du côté opposé
- laisser refroidir le composant.







- à l'aide de la tresse à dessouder, aspirer le surplus de soudure sur un des cotés afin de bien différencier chacune des 10 pattes. Attention : ne pas appuyer avec trop de pression la panne du fer sur la tresse sous peine de détruire le circuit imprimé.
- laisser refroidir
- effectuer l'aspiration sur les 10 pattes restantes du côté opposé.

Le DDS doit alors apparaître impeccablement soudé sur le CI











6.4. MISE EN PLACE DES COMPOSANTS ACTIFS :

Les transistors seront à leur tour soudés sur la carte ainsi que les diodes.
Le 2SC2166 du PA est muni d’un petit radiateur.

6.5. PREMIERS ESSAIS :

Les circuits intégrés seront placés dans leur support ou directement soudés sur le circuit imprimé. Attention, la plupart des circuits intégrés ont des connexions sur la face cuivrée supérieure du circuit imprimé. Au niveau du PIC, les pistes de la face composants dépassent légèrement pour faciliter le soudage (support recommandé).

Les connecteurs une fois en place (on utilisera de la barrette en lieu et place des HE10 car ces derniers ne rentrent pas côte à côte) recevront le LCD et le clavier, l'encodeur sera relié au CI par les 3 fils. Attention, les pattes de l'encodeur se sont révélées fragiles et cassantes.

A la mise sous tension, le LCD doit s'allumer et afficher un message de bienvenue, puis la fréquence 7000.00. kHz et en bout de ligne 10Hz et "R". La ligne inférieure reste vide.
Le changement de bande et de pas valideront le bon fonctionnement du clavier. L'appel de la bande 10MHz permet d'entendre l'activation des relais, comme le retour à la bande 7MHz.
A l'écoute, le souffle doit être présent dans le casque, témoin du bon fonctionnement du DDS.
On vérifiera ensuite l'action des potentiomètres de gain audio et de bande passante. Ce dernier insère une forte atténuation aux bandes passantes les plus étroites.




















7. REGLAGES :

7.1. RECEPTION :

Ils sont peu nombreux et se limitent aux filtres d'entrée.
On procédera par ordre : 14MHz, puis 7 puis 10 MHz.

A l'aide d'un générateur ou plus simplement en reliant une antenne à l'entrée présentant de préférence une impédance d'une cinquantaine d'ohms, on procédera au réglages des 5 condensateurs ajustables dans l'ordre suivant :

- 14 MHz : VC1 et VC2
- 7 MHz : VC3
- 10 MHz : VC4 et VC5


L'accord est plus ou moins franc suivant les bandes.

7.2. EMISSION :

Aucun réglage n'est disponible ni nécessaire pour la partie émission. L'adaptation de l'antenne est de première importance, non pas pour la sécurité du PA qui est surdimensionné mais pour l'exploitation optimale de la puissance fournie.
Cette dernière est de l'ordre de 2 à 3W, fonction de la bande et de la tension d'alimentation.

8. MISE EN BOITE :

Le boîtier sera de préférence métallique. J’ai utilisé un coffret de récupération de dimensions 200(L)x170(P)x90(H). Il est amplement suffisant et permet de loger la carte principale et deux packs de piles de 4X1.5V si souhaité.
La hauteur de 90mm permet l’intégration du clavier d’un côté, laissant la place pour le LCD de l’autre côté et l’utilisation d’une commande de gros diamètre pour l’encodeur.
Les trois potentiomètres viennent se loger entre les deux ensembles. Les connecteurs jack manipulateur (double contacts et casque) sont situés en bas à droite. (voir photo)
La face arrière reçoit le jack mono pour le manipulateur externe, l’embase pour l’alimentation et le potentiomètre de réglage de la vitesse du manipulateur intégré.
La carte principale est fixées sur 5 entretoise de 12mm, le petit circuit du keyer utilise une de ces entretoise et vient au-dessus de la carte (voir photo)
Les autres circuit imprimés sont directement soudés sur les composants.
Le différentes connexions des cartes entre-elles ou vers les faces avant et arrière sont réalisées avec du fil de câblage souple.















9. CONCLUSION :


Il n'aura fallut que deux semaines à l'auteur pour adapter et réaliser ce petit transceiver QRP et établir son premier QSO sur antenne "bout de fil" de 8m sur 10MHz.
Il est vrai qu'il ne présente pas de particularités significatives, hormis l'introduction du DDS pour lequel il aura été nécessaire de revoir en profondeur le logiciel du PIC.
Je ne peux qu'encourager les expérimentateurs à se lancer dans cette construction relativement simple et accessible au plus grand nombre.
Au regard des problèmes accrus de voisinage, de l’accroissement programmé du QRM sur l’ensemble du spectre HF, le traffic en QRP CW reste et restera un des mode de transmission amateur le plus efficace, en plus il est à la portée de tous.
La suppression de la CW à l’examen serait-elle alors à contre-courant de la tendance ?

Par ailleurs, certains penseront d’emblée que la mise en œuvre de CMS et de circuit intégré TSSOP est une difficulté insurmontable…. !
Il n’en est rien : la preuve. D’ailleurs il faut maintenant admettre que les composants discrets classique sont en fin de vie et que bientôt il ne seront plus disponibles sur le marché…
Evoluons, et vivons en temps réel sinon nous seront condamnés à ressasser des formules passéistes surannées.
Comme d’habitude, c'est l'envie de construire un équipement personnel qui sera décisive.


Pour terminer, je remercie F6BLK pour m'avoir fait connaître le KX1 et le QRP sans oublier F6CUK pour leurs encouragements bienvenus…Merci également à F6BQU pour m'avoir inspiré de ça et là à travers ses nombreuses réalisations et F1CHM pour le reste…A vos fers….
Je reste à l'écoute à F6EHJ"at"wanadoo.fr

10. COMPOSANTS :

Les composants utilisés sont tous disponibles chez les distributeurs indiqués ou via le web. Le DDS et les BB212 sont disponibles sur les sites indiquées.
Les fournisseurs suggérés ne sont pas exhaustifs. Une comparaison des différents tarifs pratiqués est nécessaire.
L’auteur ne fournit aucun composant (excepté les PICs) ni circuit imprimé.

Légende :

RS : Radiospares www.radiospares.fr/
SE : Selectronic www.selectronic.fr/
CLP : Comptoir du Languedoc Professionnel www.comptoir-pro.fr/
JMB : JMB électronique www.jmb-electronique.com
CCE : Cholet Composants Electronique 18 Rue de Richelieu27660 CHAMIERS
05/53/05/43/94 Fax: 05/53/35/41/46


9.1. PLATINE EMISSION/RECEPTION :

RESISTANCES
CMS 1206. FOURNISSEURS : SE/RS
2 R1,R7 1.8k
2 R2,R22 47
2 R3,R24 10
9 R4 ,R28,R29,R30,R31
R32,R33,R34,R35 4.7k
5 R5,R18,R27,R41,R42, 1k
1 R6 2.7k

1 R9 6.8k
6 R11,R12,R13,R36,R37,R40 10k
2 R14,R15 220
2 R16,R20 22k
1 R17 3.3M
3 R19,R21,R23 22
3 R25,R26,R45 100k
1 R43 1M
1 R46 330

CONDENSATEURS :

CMS 1206 SAUF MENTION CONTRAIRE. FOUNISSEUR : SE/RS
----------
1 C1 27pF
12 C2,C3,C6,C11,C18,C41,C44,C45, 100nF
C48,C49,C50,C51
2 C4,C25 2.2nF
4 C5,C8,C52,C53 10µF/10V CMS 2220
1 C7 100µF/10V CMS 2220
1 C9 330pF
10 C10,C12,C13,C19,C20,C22,C24, 10nF
C32,C39,C40
2 C14,C29 56pF
2 C15,C37 22pF
1 C16 100pF
1 C17 39pF
1 C21 5pF
1 C23 150pF
3 C26,C38,C46 68pF
1 C27 470pF
1 C28 220pF
3 C30,C31,C43 1nF
1 C33 100µF/16V CMS 2220
2 C34,C35 20pF
1 C36 220µF/16V CMS 2220
1 C42 5.6pF
1 C47 10pF

CIRCUITS INTEGRES : DIL OU TO92 SAUF INDICATION CONTRAIRE
-------------------
2 U1,U3 NE602/SA602/NE612/SA612 RS
1 U2 AD9834 www.sander-electronic.de
1 U4 LM386 CLP/JMB
1 U5 PIC16F876 ou 16F876A (28 étroit) JMB/CLP (5)
1 U6 74HCT595 CLP/RS
1 U7 78L05 JMB/CLP
1 U8 78L06 JMBCLP
1 U9 Oscillateur TTL 40 MHz DIL RS


TRANSISTORS
-----------
2 Q1,Q3 BF245 CLP
4 Q2,Q4,Q5,Q9 BC337 CLP
1 Q6 J309 RS
1 Q7 2N3904 CLP
1 Q8 2SC2166 RS

DIODES
------
3 D1,D4, D8 1N4148

1 D2 1N4758 (zener 47V)
3 D3,D5,D9 1N4007
3 D6,D7,D12 BB112 www.donberg.ie
2 D10,D13 BA595 CMS RS 445-1828 (1)
DIVERS
-------------
2 J4,J5 Barrette pas 2.54smm Mâle pour CI (2x5pins) JMB/CLP


Les référence J1,J2,J15 J6, J7, J8, J9, J10, J11, J12, J13, J14, J19 sont des pastilles imprimées du CI destinées à recevoir les fils de liaisons avec les différents élément fixés sur le boîtiers.

TOUTES SELFS MINIATURES MOULEES SAUF INDICATION CONTRAIRE.

1 L1 18µH RS/SE
1 L2 100µH RS/SE
1 L3 33µH RS /SE
1 L4 2.2µH RS /SE
1 L5 5.6µH RS /SE
1 L6 4.7µH 34 spires T37-2 (rouge) CCE (2)
1 L7 6.8µH 40 spires T37-2 (rouge) CCE (2)
1 L8 0.5µH 13 spires T37-6 (jaune) CCE (2)
1 L9 6 spires T37-43 (gris) CCE (2,4)
1 L10 0.6µH 14 spires T37-6 (jaune) CCE (2)
3 L11,L12,L13 47µH CMS RS 367-4648 (3)


2 P1,P2 Embase jack stéréo 3.5mm CLP
2 RL1,RL2 RELAIS 5V BISTABLE OMRON G6AK RS 369-595

1 RV1 10k lin SE/RS
2 RV2,RV3 1k lin SE/RS
1 TR1 8 spires/2 spires T37-43 CCE (2)
5 VC1,VC2,VC3,VC4,VC5 20pF ajustable CMS RS 405-7561 (1)


6 X1,X2,X3, X5,X9 Quartz 4.915 MHz HC18 JMB/CLP/RS
1 X4 Quartz 12 MHz JMB/CLP/RS

1 Encodeur mécanique STEC11B04 ou similaire RS 252-3921 (1)
1 Clavier 16 touches matriciel 60x57 mm (encastrement) SE
1 Plaque époxy double face 100X160 mm RS/SE/CLP
1 Plaque époxy simple face (Clavier) 26x32 mm RS/SE/CLP
1 Connecteur BNC châssis à vis CLP/RS
2 Jack stéréo chassis (keyer et casque)
1 Jack mono chassis (manipulateur externe)
1 Embase chassis alimentation 3.5mm

(1) Vente par 5 uniquement
(2) Fourniture du tore seul
(3) Vente par 10 seulement
(4) voir remarque dans le texte
(5) La programmation du PIC 16F876A diffère de celle du 16F876 et n’est pas prise en compte par tous les programmateur de PIC

9.2. PLATINE LCD :

1 Afficheur LCD 2X16 Hitachi ou similaire JMB/SE/CLP
1 Barrette 2.54 mâle
1 Barrette 2.54 femelle
1 Résistance 68 ohms 1206
1 Plaque époxy simple face (LCD) 37x45 mm RS/SE/CLP


9.3. KEYER :

1 PIC 16F84/16F84A
2 Résistances 100 k
3 Résistances 4.7k
1 Potentiomètre 10k
4 Condensateurs 100nF 1206
1 Plaque époxy simple face (Keyer) 32x32 mm RS/SE/CLP




LOGICIEL :

Les fichiers .hex du 16F876 et du 16F84 sont disponibles ici :

Code pour le PIC 16F876
Code pour le PIC 16F84

SCHEMAS et CIRCUITS IMPRIMES :

Ils sont fournis au format jpg et au format PROTEUS pour ceux qui disposent de ce logiciel de CAO.

Je ne fournis aucun composant ou circuit imprimé.


Les différents schémas au format jpg sont accessibles ci-dessous :

Platine principale
Keyer
Afficheur LCD

Les dessins des circuits imprimés au format jpg sont accessibles ci-dessous :

CI platine principale cuivre face 1
CI platine principale cuivre + composants face 1
CI platine principale cuivre face 2
CI platine principale cuivre + composants face 2
Platine LCD cuivre
Platine LCD cuivre + composants
CI clavier
CI keyer cuivre
CI keyer cuivre + composants

Les schémas pour ISIS/PROTEUS sont ici :

Platine principale
Keyer
Afficheur LCD

Quelques adresses utiles :

Microchip (PIC)
Analog Device (DDS)
Elecraft (KX1)

L'auteur décline toute responsabilité quand aux conséquences d'une mise en oeuvre erronée des composants nécessaires à la réalisation.







 
© 2002 f6blk.net - f4auo